COMMUNIQUE DE PRESSE DE SOS HOMOPHOBIE DU 8 DECEMBRE 2008
Le 11 septembre 2001, la vie de Christophe Bridou, chef de la police
municipale de Garges-Lès-Gonesse, a basculé. Accusé par madame Nelly
OLIN, sénateur-maire de la ville, d’escroquerie, de détournements de
fonds et de vols. Se sont ajoutées, par plaintes pénales, des
accusations de recel d’images à caractère pédophile.
L'homosexualité de Christophe ayant été révélée peu de temps avant : ceci explique sans doute cela.
Le cas de Christophe nous semble tout à fait emblématique de
l'homophobie au travail qui fait l'objet, chaque année, de plus de 150
appels à notre association : en général, les propos sont tenus sans
témoins et l'amalgame homosexualité / pédophilie est presque
systématiquement utilisé pour stigmatiser ou harceler.
Révoqué et radié des cadres de la fonction publique, Christophe Bridou
a toujours clamé son innocence. Il aura pourtant fallu six ans de mise
en examen et de contrôle judiciaire pour que la justice rende une
ordonnance de non-lieu disculpant Christophe Bridou de tous les faits
dont il était accusé. La vie de Christophe Bridou a été réduite à
néant, considéré comme coupable avant même que l'enquête commence :
licencié sans assurance chômage, interdit de contact avec ses enfants…
Le 20 juillet 2007, le tribunal de grande instance de Pontoise lave de
tout soupçons Christophe. Il dépose plainte pour dénonciation
calomnieuse le 28 août 2007 contre Nelly Olin qui, en tant que maire de
Garges-Lès-Gonesse avait auparavant porté plainte contre lui.
Depuis, aucune suite... L'instruction se prolonge bien au delà des délais normaux : attente habituelle pour Christophe.
Les enfants de Christophe Bridou déposeront plainte contre Nelly Olin,
le lundi 8 décembre 2008 pour demander réparation de l'accusation
calomnieuse qui les a privé de la présence de leur père pendant
plusieurs années.
Toute cette affaire a brisé une famille, une vie, une carrière.
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